Selon les données compilées par Le Monde, 12 millions de personnes ont reçu de l'eau potable non conforme durant 2021. Crédit : PaniYani / Shutterstock.
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Des seuils de concentration en pesticides et métabolites – leurs produits de dégradation – trop élevés dans l’eau de 20 % des Français en 2021. Telles sont les conclusions du journal Le Monde. Le quotidien a révélé mercredi 21 septembre avoir compilé les données prélevées par les agences régionales de santé (ARS), d’agences de l’eau ou de préfectures pour avoir une vision globale de la qualité de l’eau potable du robinet en France. Résultat : 20 % des habitants de l’Hexagone – 12 millions de personnes – auraient été exposés, ponctuellement ou régulièrement, à de l’eau potable non conforme.
“20 % des Français de métropole – quelque 12 millions de personnes – ont reçu au robinet, régulièrement ou épisodiquement, une eau non conforme aux critères de qualité. Ce chiffre était de 5,9 % en 2020, selon le ministère de la santé”, explique Le Monde. Une eau non conforme mais qui ne signifie par pour autant que que boire cette eau est toxique, attention. Les limites de dangerosité sont souvent bien plus élevées. Pour l’heure, la direction générale de la santé (DGS) n’a pas souhaité réagir à cette information. Elle doit elle-même faire le point sur la qualité de l’eau en 2021 en France dans les prochaines semaines.
Ces révélations du Monde tombent au lendemain de la publication d’une tribune sur le site de franceinfo.tv. À l’appel de l’association Avenir Santé Environnement, 80 associations, collectifs et syndicats ont pris la plume pour “pointer les risques pour la santé et pour la biodiversité des pesticides, qui contaminent l’air, les sols et l’eau”. En conséquence, ces organisations en appellent à l’application immédiate du principe de précaution. Elles souhaitent “une sortie totale des pesticides de synthèse d’ici cinq ans” arguant que “nous ne pourrons pas dire à nos enfants que nous ne savions pas”.
“L’Etat et les autorités de nos territoires doivent agir pour protéger la santé des populations et l’environnement de plus en plus fragilisés et dégradés. Les expositions aux pesticides et les risques associés sont multiples. Et bien au-delà du département [de la Charente-Maritime, NDLR], d’autres associations se mobilisent partout en France”, ont indiqué les signataires qui souhaitent “une transition agricole vers un modèle plus résilient”.
En s’appuyant sur “une multitude d’études”, les auteurs de la tribune ont listé les arguments qui s’adressent aux parlementaires français. Cela doit les inciter à ouvrir “un débat objectif sur ce sujet majeur d’intérêt général” :
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