Partager la publication "Andreas Pichler : “Il existe bel et bien un ‘nous’ européen”"
A compter du 31 mai 2022 sur Arte, et dès le 24 mai sur Arte.tv, la série documentaire “Europe, un continent bouleversé” nous invite à observer notre quotidien sous la perspective paneuropéenne. Énergie, transports, agriculture, migrations, changement climatique… en six épisodes, le réalisateur et coordinateur italien Andreas Pichler s’interroge sur quels enjeux pour quels défis ? Pandémie, guerre en Ukraine, réchauffement climatique… l’Europe se situe plus que jamais à la croisée des chemins, en pleine mutation.
Les épisodes ont été réalisés par Andreas Pichler (Italie), Nina Paschalidou (Grèce), Pierre-Olivier François (France), Joakim Demmer (Suède), Tonislav Hristov (Bulgarie et Roland Théron (France). Cette série documentaire revient en six thématiques majeures sur les grands défis auxquels les Européennes et Européens doivent faire face aujourd’hui, tous ensemble malgré les disparités mais plus interconnectés que jamais.
Andreas Pichler : A l’origine, l’idée est venue de Luc Martin-Gousset, producteur français. Il y a cinq ans, nous avons fait un film ensemble, “Europe à vendre”, pour Arte. C’était une idée à moi, je voulais parler du bradage des patrimoines culturels et naturels. Depuis, nous avions toujours en tête un projet de faire quelque chose de plus important sur l’Europe, dans la même veine mais en abordant des sujets plus variés. Cette fois, nous voulions montrer l’Europe telle que ses citoyens la vivent, et non l’Europe politique fantasmée.
Nous avions une équipe très fournie et variée avec un parti paris : aborder chaque sujet avec une perspective paneuropéenne, même s’il existe évidemment des différences d’un pays à l’autre. Cette série documentaire est une manière de montrer que, malgré des disparités, il existe bel et bien un “nous” européen.
Par ailleurs, nous avons fait énormément de recherches et interviewé de nombreux experts. Pour le choix des thématiques, nous avons pris le parti à chaque fois d’opter pour des formats très visuels. Il fallait pouvoir filmer des choses. C’est ainsi que nous avons défini six grands sujets : le défi de la décarbonation, les réfugiés en Europe, la question des transports, la souveraineté numérique, la préservation de la biodiversité et enfin la révolution verte en agriculture. Nous aurions aimé ajouter à cela la question de la santé mais il fallu faire des choix…
Cela a nécessité un an et demi, presque deux ans de développement pour y parvenir. Entre temps, la pandémie s’est invitée dans le projet donc cela a complexifié encore un peu plus notre façon de travailler et l’accès aux experts que nous voulions rencontrer et qui nous ont permis d’avoir des points de vue passionnants. Pour certains, ils sont devenus des protagonistes de nos documentaires mais nous ne voulions accumuler les interviews de spécialistes à l’écran. Nous préférions mettre en avant des personnes normales pour rendre le tout plus vivant et pour que les téléspectateurs puissent davantage s’identifier.C’est aussi une manière d’aller à la rencontre des Européennes et des Européens. Nous avons d’ailleurs mis un point d’honneur à respecter la parité homme-femme.
Nous sommes parvenus à intégrer un peu ce conflit à nos portes dans la série documentaire, en dernière minute. Cela concerne évidemment le thème de l’énergie (nous avons ajouter quelques interviews) mais aussi l’épisode sur l’immigration et les réfugiés. Pour celui-ci, le résultat est totalement contemporain et très émouvant.
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